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Le livre noir de Jamendo

Mardi 11 juin 2013 2 11 /06 /Juin /2013 23:25

C'est quant même extraordinaire l'amateurisme de cette entreprise basée au Luxembourg, je parle bien entendu de Jamendo S.A.

Le 5 juin dernier, sur la page officielle facebook de Jamendo on pouvait découvrir une étrange publicité au slogan plus que douteux : "La Musique c'est ma drogue, Jamendo est mon dealer". Suis-je vraiment obligé d'expliquer en quoi le message est dégradant et déplacé ?

C'est d'une maladresse incompréhensible ! Mais y-a-t-il quelqu'un qui dirige le navire Jamendo ? Ici on traite avec légèreté des sujets aussi lourds que la drogue et son commerce, tout en diffusant un message assez floue. En effet, Jamendo donne-t-il à penser que la musique peut provoquer des formes de dépendance ? Si oui, est-ce moralement acceptable que de se positionner comme "dealer" ?

Oui je grossis le trait. Mais même en étant plus "souple", que veut dire Jamendo, quel est le message ? Par définition un dealer désigne un vendeur de produits illicites dont le business repose sur une structure pyramidale. Que dois-je en conclure ? lol. Et réduire la musique à un produit stupéfiant...

Au final ça traduit surtout la vision très consummériste que Jamendo a de la musique en générale et surtout de la Musique Libre. Tout simplement déplorable !

 

NB: des commentaires négatifs ont été éffacés par Jamendo et des comptes interdits de commentaires. J'ai sollicité facebook à ce sujet, mais je n'ai pour le moment reçu aucune réponse.

http://nsm08.casimages.com/img/2013/06/11//13061111484113239311284641.jpg


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Par ChefGeorges - Publié dans : Le livre noir de Jamendo
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Samedi 9 mars 2013 6 09 /03 /Mars /2013 21:24

Jamendo---Djbouly---Mozilla-Firefox_2013-03-09_21-26-44.png Je l'ai déjà mentionné dans certains de mes articles mais j'ai décidé d'en écrire un qui revient sur cette véritable supercherie orchestrée par Jamendo pour défendre son fonds de commerce.

Lorsque vous téléchargez un album sur www.jamendo.com le bouton "Télécharger" a en sous-titre : "C'est gratuit et légal pour un usage privé"

Que doit-on comprendre par usage privé ? fondamentalement l'usage privé s'oppose à l'usage public. Pour bien comprendre prennons l'exemple du principe de la copie privée qui est en fait une exception au droit d'auteur, en vigueur notamment dans Union Européenne (détail intéressant : sauf au Luxembourg). Le cadre de la copie privée est celui de la famille et depuis peu des "amis proches" (cas de jurisprudences en France). Ce principe est bien connu de tout le monde, notamment pour les films. Ainsi, "l'usage privé" est un usage qui par définition restraint l'utilisation d'une oeuvre, ici musicale, à un cadre familial ou cercle d'amis proches. Notez également que Jamendo associe en plus cet "usage privé" à une utilisation non-commerciale des oeuvres.

A présent que l'on sait de quoi on parle, Jamendo a-t-il le droit d'utiliser ce principe d'usage privé et est-ce compatible avec les licences libres Creatives Commons ? Rappelons déjà ce que sont les licences libres CC. Déjà soyons très clair : Creative Commons est un complément au droit d’auteur. Les CC qui s’adressent aux auteurs souhaitant :

- partager et faciliter l’utilisation de leur création par d’autres
- autoriser gratuitement la reproduction et la diffusion (sous certaines conditions)
- accorder plus de droits aux utilisateurs en complétant le droit d’auteur qui s’applique par défaut
- faire évoluer une oeuvre et enrichir le patrimoine commun (les biens communs ou Commons).
- économiser les coûts de transaction.
- légaliser le peer to peer de leurs œuvres.

(Source : www.creativecommons.fr)

Si vous avez bien compris cela, vous avez aussi compris qu'une licence CC (ou autre licence libre) ne remplace pas le droit d'auteur et ne permet donc pas de "protéger" les auteurs. Les CC ont deux objectifs : 1) permettre une diffusion sans entrave de la musique, comme souhaité par un auteur, et 2) protéger là les auditeurs/téléchargeurs/partageurs de ces auteurs (contre par exemple des outils répressif comme Hadopi). Une licence CC a toujours une mention BY (Attribution) obligeant à citer le nom ou le pseudonyme de l'auteur. Elle offre également une autorisation non exclusive de reproduire, distribuer et communiquer l’oeuvre au public à titre gratuit.

Une licence CC comporte aussi 3 options :

  • NC (Pas d’Utilisation Commerciale, pour Non Commercial en anglais) signifie que le titulaire des droits se réserve les exploitations commerciales qui pourront être monétisées et négociées dans un contrat complémentaire. Sans l’option NC, le public pourra utiliser vos oeuvres à des fins commerciales sans demande d’autorisation préalable. La définition d’une utilisation commerciale dépend des cas et des secteurs.
  • ND (Pas de Modification, Non Derivative en anglais) signifie que le titulaire des droits ne souhaite pas que son oeuvre soit modifiée sans son autorisation.
  • SA (Partage à l’Identique, ShareAlike en anglais) implique que les utilisateurs qui modifient l’oeuvre distribuent la version modifiée selon la même licence.
    (Source : www.creativecommons.fr)

Déjà on comprend que la notion "d'usage privé" telle que définie plus haut n'existe pas pour les licences CC. En fait, elle existe seulement si un auteur décide de diffuser ses créations uniquement contre rémunération, là c'est le régime général du droit d'auteur qui s'applique, par exemple pour ceux inscrits à la Sacem. Et c'est bien normal, car un artiste qui fait le choix d'ajouter une licence CC le fait car il veut diffuser plus librement sa musique. Restreindre ensuite ces mêmes "droits étendus" par une notion "d'usage privé" n'aurait alors aucun sens.

Également, on comprend que la mention par Jamendo d'un "usage privé" ne peut pas non plus souffrir l'argument de la diffusion non-commerciale d'une oeuvre. Prenons un exemple : un auteur choisi la licence CC-BY-SA-ND. Dans ce cas, le public peut tout-à-fait utiliser son titre ou album publié sous cette licence à des fins commerciales sans demande d'autorisation préalable. Donc là encore, le principe d'un usage privé opposé à un usage commerciale ne peut pas s'appliquer, c'est impossible.

CCPlus---CC-Wiki---Mozilla-Firefox_2013-03-09_22-59-56.png Mais alors, pourquoi Jamendo a introduit cette notion "d'usage privé" ? Tout d'abord, il faut savoir que Jamendo vit à 95% de son activité de vente de licences CC+ (ou licensing). Avant de revenir sur ces CC+, notez que c'est par la plateforme pro.jamendo.com (JamendoPRO) que cela s'effectue. Donc un artiste qui s'enregistre chez Jamendo et uploade son album, choisira obligatoirement une licence CC qui s'appliquera pour le site www.jamendo.com. Mais il peut s'il le souhaite céder de manière non-exclusive la gestion de l'usage commerciale de son album. Sur le papier, JamendoPRO se contente de vendre son album à ses clients pour divers usages et reverse une partie de ces revenues à l'auteur. On comprend dès lors que Jamendo a tout intérêt à introduire une notion "d'usage privé" auprès aussi bien de ses clients que de ces auditeurs lambda. Sauf que, vous l'aurez compris, celle-ci est une pure invention de Jamendo et n'existe pas dans les licences CC.

Qu'est-ce que ces licences professionnelles CC+ ? Fondamentalement c'est très simple, tout comme une licence CC s'ajoute à vos droits d'auteur, une licence CC+ s'ajoute à votre licence CC et permet plus de permissions pour un usage commerciale et une monétisation de vos oeuvres (Source : wiki.creativecommons.org/CCPlus). Par exemple, un auteur distribue sur www.jamendo.com son oeuvre en CC-BY-NC. Il s'inscrit aux programmes JamendoPRO et signe un Contrat de distribution PRO (une licence CC+ en somme). Et bien désormais pour les clients utilisant le site pro.jamendo.com il devient possible de passer outre la restriction NC (non commercial) et même la clause BY (soit pour rappel l'obligation de citer le nom de l'auteur) n'est plus prise en compte. Le but est de permettre aux entreprises (avec l'aval des auteurs qui signent ce genre de contrats) de fournir un outil plus souple et permettant moins de contraintes pour vendre des licences. (Source : wiki.creativecommons.org/CCPlus)

Ce n'est pas l'aspect le plus glorieux des CC ni la meilleur idée de la Fondation Creative Commons. Mais ça existe, le tout est d'être bien au courant. Et là aussi le bas blesse pour Jamendo, qui a une communication très floue sur le sujet. Car vous comprenez bien que ces licences CC+ causent par la suite un problème aux artistes voulant sortir du système. Prenons là encore un exemple : un auteur diffuse un titre sous CC-BY-ND-SA-NC. Par JamendoPRO il ajoute en plus une licence CC+. Sur le site pro.jamendo.com, un client achète une licence CC+ de son single pour une durée de 2 ans. Mais au bout d'un an, quelqu'un repère son titre sur www.jamendo.com et décide de négocier en direct une utilisation commerciale contractuelle avec l'auteur (ce que permet la clause NC). Et bien le client JamendoPRO, détenteur de la licence CC+ est alors en droit d'interdire une telle utilisation, de par les droits très souples de sa CC+.

Pour conclure, il est clair que Jamendo donne là une image fausse et trompeuse des usages permis par les licences CC (et plus globalement de la Musique Libre) auprès de ses auditeurs. Communication déficiente et source de confusion que cautionne apparemment bon nombre d'artistes présent sur Jamendo. Ce qui est tout aussi condamnable.

Par ChefGeorges - Publié dans : Le livre noir de Jamendo
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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 21:24

http://blogs.lesinrocks.com/chesterfield/files/2012/02/mouth-tape.jpg

PETITION : tiny.cc/petition-cgu-jamendo


Il y a eu un 24 avril 2012, la disparition de toute une communauté et de l'esprit jamendien. Il y aura aussi un 8 mars 2013 !

En effet, le 8 mars 2013, Jamendo va imposer de nouvelles Conditions Générales d'Utilisations (CGU) à tous ses membres. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Jamendo montre un nouveau visage : celui d'un entreprise mégalo et décomplexée qui castre ses artistes, leurs paroles et leurs droits !

Morceaux choisis des pires passages (et je n'exagère rien !) du nouveau texte :

 

 

"3.1.3 - Droits concédés à JAMENDO
L'Artiste concède à JAMENDO à titre gratuit, de manière non-exclusive, pour le monde entier, et pour la durée de la mise en ligne des Œuvres, les droits de :
> reproduire et faire reproduire, fixer et faire fixer sur tout support, publier et faire publier, diffuser et faire diffuser, distribuer et faire distribuer ou transférer sous tout format les Œuvres et le Matériel remis par l'Artiste;
> adapter les Œuvres et le Matériel en tout format que ce soit pour les besoins de JAMENDO ou de ses partenaires ;
> utiliser les Œuvres et le Matériel sur tout support afin de promouvoir l'Artiste et JAMENDO ;
> monétiser les services JAMENDO par l'insertion de publicités pouvant ouvrir droit ou non à une rémunération pour les Artistes."

Notez que ce sont bien les CGU et NON LES CONTRATS DE DISTRIBUTION PRO ! donc c'est ce que vous signez simplement en uploadant un album sur Jamendo, sans vous inscrire ensuite à JamPRO.
Pourtant, on lit qu'ON CÈDE A JAMENDO l'utilisation de nos oeuvres pour"promouvoir (...) Jamendo", "monétiser les services de Jamendo PAR INSERTION D'UNE PUBLICITÉ (!!!) pouvant ouvrir droit OU NON à une rémunération".
En clair, Jamendo peut maintenant faire ce qu'il veut de vos oeuvres, sans vous demander votre avis, y compris utiliser un de vos titres sans votre permission pour ses pubs perso. Ça veut dire aussi qu'IL FAUT S'ATTENDRE A DE LA PUBLICITE DANS LE PLAYER JAMENDO, COMME POUR DEEZER, et que le seul moyen d'en recevoir des bénéfices sera de signer un contrat PRO, sinon rien !

Choquant ! C'est le principe du Freenium cher à Pierre Gérard, et ça signifie aussi la création prochaine d'une offre auditeur-prenium avec abonnement sur Jamendo ! Soit LA FIN PURE ET SIMPLE DU MODELE DE LA MUSIQUE LIBRE !!! En tout cas, pour Jamendo. Vous en doutez ? ne soyez pas naïf...


Article 3.1.1:
"L'Artiste a la possibilité de retirer l'ensemble ou une partie de ses Œuvres à tout moment via son Compte Artiste.
En tout état de cause, l'Artiste déclare être informé et accepte que les Œuvres ayant été téléchargées par les Utilisateurs ou tout tiers autorisé par JAMENDO avant leur retrait du Service seront susceptibles, après sa demande de retrait, d'être diffusées, échangées et reproduites par tout moyen. L'Artiste déclare garantir JAMENDO contre tout recours de tout tiers à ce titre."

 "TOUT TIERS AUTORISÉ PAR JAMENDO" ? QUI EST-CE DONC ?? et rendez-vous compte : même en retirant un album de Jamendo, on en perde définitivement le contrôle ! Notre droit d'auteur en prend un coup là ! Si pour les utilisateurs c'est normal (principe de la libre diffusion), ne sachant pas qui sont ces fameux "tiers autorisés par Jamendo" c'est plutôt flippant si la référence est faites aux clients de JamPRO !!!


Article 3.1.4 :
"L'Artiste s'engage à ne pas promouvoir de services concurrents de JAMENDO ou JAMENDO PRO sur les Services proposés et notamment, sans que cette liste soit exhaustive, les profils des Artistes, les pages consacrées à un Album ou à une Œuvre, les forums, les espaces de discussion, et les pages consacrées à JAMENDO ou JAMENDO PRO sur des services tiers (notamment réseaux sociaux)."

LA DICTATURE SELON JAMENDO !!!!!!!!! Consternant ! révoltant !!!!!!!

Jamendo, non content d'avoir fait voler en éclat la communauté il y a 6 mois, décide d'en museler les derniers vestiges ! Il faudrait creser un peu, mais à vue de nez net clause parait bien abusive.

 

Et là ce ne sont que 2 articles, j'aurai pu aussi vous citez la définition de l'article 1 qui met en place ce que j'ai toujours annoncé : la généralisation de la certification à tous les artistes de Jamendo, non-PRO compris. Ou j'aurai pu vous citer cet autre article qui protège Jamendo contre toute plainte pour non paiement des sommes dues aux artistes. Bref, ce texte est juste honteux et dangereux !


 


 

TRES SOLANNELLEMENT,

J'ENCOURAGE TRES VIVEMENT

TOUS LES MEMBRES DE JAMENDO A

LIRE AVEC LA PLUS GRANDE ATTENTION

LES NOUVELLES C.G.U. DE JAMENDO

AVANT DE SIGNER ,

 ET A USER DE LEUR DROIT LEGITIME

A QUESTIONNER OFFICIELLEMENT JAMENDO

SUR CES CHANGEMENTS MAJEURS.

 


Par ChefGeorges - Publié dans : Le livre noir de Jamendo
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Jeudi 21 février 2013 4 21 /02 /Fév /2013 20:31

Ils n'ont plus peur de rien sur Jamendo, même pas à mettre une interview de Pierre Gérard faites par le site du LABEL PUR (Hadopi) :/

Le pire, c'est que c'est un ramassis d'inepties consternantes ! (et accessoirement insultantes si vous êtes un tantinet militant du Libre).


Voici l'interview :

Donner la parole à Jamendo c'est bien, vérifier leurs dires c'est mieux la démonstration.


"Nous utilisions au départ la licence « Art Libre » que nous avons abandonné, et rapidement"

Normal, car la LAL (Licence Art Libre) est ce qui se rapproche le plus de l'esprit de la Musique Libre (avec la licence Domaine Public). Et si Jamendo l'a abandonné "rapidement" c'est qu'elle ne permet la vente de licence lowcost, le fonds de commerce de Jamendo.


"Cela nous a donné raison d’avoir choisi ce mode de protection de la création sur internet."

Pardon ? Les licences libres, CC en tête, n'ont jamais été crée pour protéger la "création" ou pour garantir le respect du droit des auteurs, mais pour protéger les utilisateurs ! Grande nuance, car le paradoxe c'est que les licences libres servent à protéger les internautes qui veulent télécharger, puis diffuser librement (y compris sur réseaux P2P) de système de répression comme Hadopi :/


"Il y a 6 licences « Creative Commons ». Elles sont toutes gratuites dans le cadre privé"

(...) Je n'ai rien compris ! que veut dire Pierre Gérard ? Elles sont gratuites, à l'usage ? Bien évidemment ce sont des licences LIBRES. Sous-entend-il qu'une musique en licence libre, CC par exemple, est forcément "gratuite" ? Si oui, c'est totalement faux ! Licence libre n'est en aucun cas synonyme de gratuité. Si il est vrai qu'une majorité font ce choix, un nombres conséquent d'artistes ne le font pas et propose des albums payant en CC (voir Bandcamp par exemple). Ce qui est libre en CC ou LAL c'est la DIFFUSION des œuvres. Autre aberration, la notion de "cadre privé" n'existe pas dans les licences libres, y compris les CC. C'est une invention de Jamendo, car un titre présent sous CC sur Jamendo peut tout-à-fait être utilisé dans un cadre "non-privé", commercial ou associatif par exemple. Où qu'on me prouve le contraire.


"Les artistes gardent l’utilisation commerciale, et c’est pour cela que nous avons un deuxième pilier d’entreprise, « Jamendo Pro », qui va les aider à commercialiser leurs musiques."

Oui, et comment les "aidez" vous ? Concrètement, comment ça fonctionne ? Est-ce que ça se limite à une présentation de 5 albums par semaines sur une page facebook peu suivi ? Très sérieusement j'aimerai bien savoir et j'aurai bien aimé qu'on pose la question à monsieur Gérard.


"Très généraliste, car nous rejoignions toute la génération Y"

Bien, vive l’opportunisme !  En 8 ans, je n'ai jamais entendu un collaborateur de Jamendo parler de ça, y compris c'est deux dernière année.


"Nous n’avons pas de produits « marketé »"

Hallucinant... déjà, quid de ce qu'est un "produit maketé" pour Jamendo ? et grosse contradiction avec ce qui est dit juste au-dessus : "car nous rejoignions toute la génération Y avec désormais un artiste Y qui (...) utilise les nouveaux outils de marketing pour être diffusé" :/ C'est aussi assez hypocrite à la vue du soutien appuyé de Jamendo à certains de ses "artistes stars", sans parler des tentative régulière de buzz médiatique (voir page facebook de Jamendo).


"Nous avons également organisé un concert le samedi soir avec We are FM et Kellee Maize à Cannes dans le cadre du Midem Off. Nous sommes une partie prenante du nouvel écosystème de la musique.[...] On apporte du contenu, on essaye de marketer le meilleur de tous nos contenus, on encourage les internautes à partager ces contenus sur les réseaux sociaux."

Oui, pas de "produits markétés" sur Jamendo, lol.


"L’originalité de Jamendo aujourd’hui est d’être une plateforme comme les autres finalement !"

Ce genre de slogans ineptes et sans aucun sens, calibrés pour une pub pour un yaourt, pur produit sophique, ça me dégoute profondément ! Je dirais plutôt que Jamendo n'a aucune ambition, si ce n'est d'augmenter son catalogue de musique libre pour augmenter ses revenues liées au licensing lowcost. La preuve ? le 24 avril 2012, Jamendo a tourné le dos à 85% de ses fonctionnalités de partages communautaires, et cela sans aucun regret ni état d'âme...

 

Pour donner vous aussi votre avis, voici le lien de l'article : http://blog.pur.fr/2013/02/jamendo-est-une-reponse-aux-nouveaux-usages-ou-la-notion-de-gratuite-est-bien-presente-pierre-gerard-jamendo/#comment-23

Par ChefGeorges - Publié dans : Le livre noir de Jamendo
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Lundi 19 novembre 2012 1 19 /11 /Nov /2012 09:58

mib-jamendo.pngJamendo vient de se mettre tout seul dans une situation délicate et pourrait bien voir la suppression pure et simple de sa page facebook Jamendo.fr.

Revenons sur les faits...

Vendredi 16 novembre, l'administrateur de la page FB Jamendo.fr (le Community Manager je présume) a posté un petit concours permettant de gagner deux places pour le prochains festival A l'Ere Libre. Voyez-vous même :

http://nsm08.casimages.com/img/2012/11/19//12111910294013239310570767.pngProblème(s) : c'est en totale infraction avec les règles imposées par Facebook ainsi qu'avec la Loi Française. C'est bien simple, Jamendo n'en respecte pratiquement aucune ! Et c'est grave sur ce coup :/

1) Les concours directement sur les Fan-Page sont interdit. On ne peut pas créer de concours sur un mur FB et encore moins utiliser comme moyen de participation les "commentaires" sur celui-ci. Hors c'est exactement le contraire dans l'exemple de Jamendo.fr.

2) On ne peut pas conditionner l’inscription ou la participation d’un utilisateur à toute action à l’aide d’une fonctionnalité Facebook. C'est-à-dire qu'on ne peut pas imposer d'utiliser un "J'aime la page" pour pouvoir participer ou restreindre la participation. Hors, je suis la preuve que c'est tout le contraire car étant "banni" par Jamendo je ne peux pas y participer.

3) Pas de notification aux gagnants par FB. Là encore Jamendo est en total infraction, car le gagnant a été averti par le système de messagerie interne de FB.

4) FB impose tout naturellement d'être en complète conformité avec la Loi. Problème : le concours n'a pas été déclaré (ce qui rappelle l'affaire des Jamendo Awards 2011), aucune mention légale n'accompagne le message du concours.

Quelles risques pour Jamendo ? La suppression immédiate et sans préavis de la page FB, avec bien entendu tous ces fans, messages, etc. Bref une grosse bévue :/

Par ChefGeorges - Publié dans : Le livre noir de Jamendo
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